Une brève avant le retour des Chroniques - Julie d'Aiglemont
"Au Royaume du Grand Cul-par-dessus-Tête, il fallait désormais un laisser-passer pour entrer dans une bibliothèque ou un musée, lesquels étaient devenus désespérément vides. Mais pour ce qui était de se rendre au labeur, il fallait toujours s'entasser dans des charrettes communes, où l'on n'exigeait point le précieux sésame.
Parmi celles et ceux qui avaient reçu l'onction de la Sainte-Vaccine, on se divisait : les Béats se congratulaient de ce que ce laisser-passer leur procurait un agréable sentiment d'entre-soi. Ne pouvait-on point de nouveau baisser l'affreuse muselière et se bécoter ? Les autres, quoique moins nombreux, se montraient solidaires des hérétiques, lesquels formaient une masse hétéroclite que des Haineux comme le baron du Pont de Gnangnan, ou encore le Sieur de Filaupot tentaient de rallier à eux, manoeuvre qui était fort à l'avantage du clan des Béats car elle leur permettait de vilipender tout uniformément les Hérétiques et de les confondre comme une masse d'ignares et d'arriérés soumis aux Haineux.
La baronne de la Rossegnole avait usé de cet argument pour enjoindre les Hérétiques à rejoindre le clan des Béats :"faites comme les Riches, soyez intelligents, susurra-t-elle, recevez la Sainte-Vaccine !"
Cela ne convainquit guère. Notre Florissant Encouronné - qui s'en revenait des antipodes où il s'était transporté afin de recevoir des vivats ainsi que le titre de "Tai-toa" - recourut à un langage aussi fleuri que les colliers dont il s'était vu affubler lors de son glorieux périple : " Tiens bon, on les aura ces connards". Tels étaient les mots que Sa Vulgaire Suffisance adressa par billet à son bon D'Alanver.
Ce ne fut pas plus convainquant. L'exaspération dans le clan des Hérétiques ne cessait de croître.
La Raison avait semblait-il décidé de quitter le royaume.
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ChristineUne brève avant le retour des Chroniques.
Au Royaume du Grand Cul-par-dessus-Tête, il fallait désormais un laisser-passer pour entrer dans une bibliothèque ou un musée, lesquels étaient devenus désespérément vides. Mais pour ce qui était de se rendre au labeur, il fallait toujours s'entasser dans des charrettes communes, où l'on n'exigeait point le précieux sésame.
Parmi celles et ceux qui avaient reçu l'onction de la Sainte-Vaccine, on se divisait : les Béats se congratulaient de ce que ce laisser-passer leur procurait un agréable sentiment d'entre-soi. Ne pouvait-on point de nouveau baisser l'affreuse muselière et se bécoter ? Les autres, quoique moins nombreux, se montraient solidaires des hérétiques, lesquels formaient une masse hétéroclite que des Haineux comme le baron du Pont de Gnangnan, ou encore le Sieur de Filaupot tentaient de rallier à eux, manoeuvre qui était fort à l'avantage du clan des Béats car elle leur permettait de vilipender tout uniformément les Hérétiques et de les confondre comme une masse d'ignares et d'arriérés soumis aux Haineux.
La baronne de la Rossegnole avait usé de cet argument pour enjoindre les Hérétiques à rejoindre le clan des Béats :"faites comme les Riches, soyez intelligents, susurra-t-elle, recevez la Sainte-Vaccine !"
Cela ne convainquit guère. Notre Florissant Encouronné - qui s'en revenait des antipodes où il s'était transporté afin de recevoir des vivats ainsi que le titre de "Tai-toa" - recourut à un langage aussi fleuri que les colliers dont il s'était vu affubler lors de son glorieux périple : " Tiens bon, on les aura ces connards". Tels étaient les mots que Sa Vulgaire Suffisance adressa par billet à son bon D'Alanver.
Ce ne fut pas plus convainquant. L'exaspération dans le clan des Hérétiques ne cessait de croître.
La Raison avait semblait-il décidé de quitter le royaume."
"Au Royaume du Grand Cul-par-dessus-Tête, il fallait désormais un laisser-passer pour entrer dans une bibliothèque ou un musée, lesquels étaient devenus désespérément vides. Mais pour ce qui était de se rendre au labeur, il fallait toujours s'entasser dans des charrettes communes, où l'on n'exigeait point le précieux sésame.
Parmi celles et ceux qui avaient reçu l'onction de la Sainte-Vaccine, on se divisait : les Béats se congratulaient de ce que ce laisser-passer leur procurait un agréable sentiment d'entre-soi. Ne pouvait-on point de nouveau baisser l'affreuse muselière et se bécoter ? Les autres, quoique moins nombreux, se montraient solidaires des hérétiques, lesquels formaient une masse hétéroclite que des Haineux comme le baron du Pont de Gnangnan, ou encore le Sieur de Filaupot tentaient de rallier à eux, manoeuvre qui était fort à l'avantage du clan des Béats car elle leur permettait de vilipender tout uniformément les Hérétiques et de les confondre comme une masse d'ignares et d'arriérés soumis aux Haineux.
La baronne de la Rossegnole avait usé de cet argument pour enjoindre les Hérétiques à rejoindre le clan des Béats :"faites comme les Riches, soyez intelligents, susurra-t-elle, recevez la Sainte-Vaccine !"
Cela ne convainquit guère. Notre Florissant Encouronné - qui s'en revenait des antipodes où il s'était transporté afin de recevoir des vivats ainsi que le titre de "Tai-toa" - recourut à un langage aussi fleuri que les colliers dont il s'était vu affubler lors de son glorieux périple : " Tiens bon, on les aura ces connards". Tels étaient les mots que Sa Vulgaire Suffisance adressa par billet à son bon D'Alanver.
Ce ne fut pas plus convainquant. L'exaspération dans le clan des Hérétiques ne cessait de croître.
La Raison avait semblait-il décidé de quitter le royaume.
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ChristineUne brève avant le retour des Chroniques.
Au Royaume du Grand Cul-par-dessus-Tête, il fallait désormais un laisser-passer pour entrer dans une bibliothèque ou un musée, lesquels étaient devenus désespérément vides. Mais pour ce qui était de se rendre au labeur, il fallait toujours s'entasser dans des charrettes communes, où l'on n'exigeait point le précieux sésame.
Parmi celles et ceux qui avaient reçu l'onction de la Sainte-Vaccine, on se divisait : les Béats se congratulaient de ce que ce laisser-passer leur procurait un agréable sentiment d'entre-soi. Ne pouvait-on point de nouveau baisser l'affreuse muselière et se bécoter ? Les autres, quoique moins nombreux, se montraient solidaires des hérétiques, lesquels formaient une masse hétéroclite que des Haineux comme le baron du Pont de Gnangnan, ou encore le Sieur de Filaupot tentaient de rallier à eux, manoeuvre qui était fort à l'avantage du clan des Béats car elle leur permettait de vilipender tout uniformément les Hérétiques et de les confondre comme une masse d'ignares et d'arriérés soumis aux Haineux.
La baronne de la Rossegnole avait usé de cet argument pour enjoindre les Hérétiques à rejoindre le clan des Béats :"faites comme les Riches, soyez intelligents, susurra-t-elle, recevez la Sainte-Vaccine !"
Cela ne convainquit guère. Notre Florissant Encouronné - qui s'en revenait des antipodes où il s'était transporté afin de recevoir des vivats ainsi que le titre de "Tai-toa" - recourut à un langage aussi fleuri que les colliers dont il s'était vu affubler lors de son glorieux périple : " Tiens bon, on les aura ces connards". Tels étaient les mots que Sa Vulgaire Suffisance adressa par billet à son bon D'Alanver.
Ce ne fut pas plus convainquant. L'exaspération dans le clan des Hérétiques ne cessait de croître.
La Raison avait semblait-il décidé de quitter le royaume."
Une brève avant le retour des Chroniques - Julie d'Aiglemont
"Au Royaume du Grand Cul-par-dessus-Tête, il fallait désormais un laisser-passer pour entrer dans une bibliothèque ou un musée, lesquels étaient devenus désespérément vides. Mais pour ce qui était de se rendre au labeur, il fallait toujours s'entasser dans des charrettes communes, où l'on n'exigeait point le précieux sésame.
Parmi celles et ceux qui avaient reçu l'onction de la Sainte-Vaccine, on se divisait : les Béats se congratulaient de ce que ce laisser-passer leur procurait un agréable sentiment d'entre-soi. Ne pouvait-on point de nouveau baisser l'affreuse muselière et se bécoter ? Les autres, quoique moins nombreux, se montraient solidaires des hérétiques, lesquels formaient une masse hétéroclite que des Haineux comme le baron du Pont de Gnangnan, ou encore le Sieur de Filaupot tentaient de rallier à eux, manoeuvre qui était fort à l'avantage du clan des Béats car elle leur permettait de vilipender tout uniformément les Hérétiques et de les confondre comme une masse d'ignares et d'arriérés soumis aux Haineux.
La baronne de la Rossegnole avait usé de cet argument pour enjoindre les Hérétiques à rejoindre le clan des Béats :"faites comme les Riches, soyez intelligents, susurra-t-elle, recevez la Sainte-Vaccine !"
Cela ne convainquit guère. Notre Florissant Encouronné - qui s'en revenait des antipodes où il s'était transporté afin de recevoir des vivats ainsi que le titre de "Tai-toa" - recourut à un langage aussi fleuri que les colliers dont il s'était vu affubler lors de son glorieux périple : " Tiens bon, on les aura ces connards". Tels étaient les mots que Sa Vulgaire Suffisance adressa par billet à son bon D'Alanver.
Ce ne fut pas plus convainquant. L'exaspération dans le clan des Hérétiques ne cessait de croître.
La Raison avait semblait-il décidé de quitter le royaume.
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ChristineUne brève avant le retour des Chroniques.
Au Royaume du Grand Cul-par-dessus-Tête, il fallait désormais un laisser-passer pour entrer dans une bibliothèque ou un musée, lesquels étaient devenus désespérément vides. Mais pour ce qui était de se rendre au labeur, il fallait toujours s'entasser dans des charrettes communes, où l'on n'exigeait point le précieux sésame.
Parmi celles et ceux qui avaient reçu l'onction de la Sainte-Vaccine, on se divisait : les Béats se congratulaient de ce que ce laisser-passer leur procurait un agréable sentiment d'entre-soi. Ne pouvait-on point de nouveau baisser l'affreuse muselière et se bécoter ? Les autres, quoique moins nombreux, se montraient solidaires des hérétiques, lesquels formaient une masse hétéroclite que des Haineux comme le baron du Pont de Gnangnan, ou encore le Sieur de Filaupot tentaient de rallier à eux, manoeuvre qui était fort à l'avantage du clan des Béats car elle leur permettait de vilipender tout uniformément les Hérétiques et de les confondre comme une masse d'ignares et d'arriérés soumis aux Haineux.
La baronne de la Rossegnole avait usé de cet argument pour enjoindre les Hérétiques à rejoindre le clan des Béats :"faites comme les Riches, soyez intelligents, susurra-t-elle, recevez la Sainte-Vaccine !"
Cela ne convainquit guère. Notre Florissant Encouronné - qui s'en revenait des antipodes où il s'était transporté afin de recevoir des vivats ainsi que le titre de "Tai-toa" - recourut à un langage aussi fleuri que les colliers dont il s'était vu affubler lors de son glorieux périple : " Tiens bon, on les aura ces connards". Tels étaient les mots que Sa Vulgaire Suffisance adressa par billet à son bon D'Alanver.
Ce ne fut pas plus convainquant. L'exaspération dans le clan des Hérétiques ne cessait de croître.
La Raison avait semblait-il décidé de quitter le royaume."