"L'essentiel est invisible pour les yeux.
Savez-vous depuis combien de temps nous devons payer un impôt sur le revenu, un impôt sur les successions ou bien une TVA ?
Comme un bagnard finit, avec le temps, par habitude, à ne plus prêter attention aux chaînes qui entravent sa liberté, nous ne réflichissons presque jamais aux origines de ces impositions qui semblent exister depuis la nuit des temps.
Ce n'est pas le cas...
🔹impôt sur le revenu.
C'est le 15 juillet 1914 que les dispositions relatives à l'instauration d'un impôt sur le revenu sont promulguées. Elles paraissent au Journal Officiel le 18 juillet 1914.
Le 22 décembre 1914, quelques mois après le déclenchement de la guerre, les chambres siègent à nouveau en session extraordinaire.
Alexandre Ribot demande le report de l’application de la loi mais la baisse des revenus de l’Etat pendant le conflit et les besoins de financement rendent nécessaire en 1916 une première application de l’impôt général sur les revenus de 1915.
La loi du 31 juillet 1917 crée des impôts cédulaires, applicables à partir de l’imposition des revenus de 1917, introduisant ainsi un système d’imposition mixte alliant l’imposition cédulaire à l’imposition générale et progressive.
C'est donc en plein conflit mondial, alors que des millions de français étaient en train de donner leur sang pour la défense de la nation, que nacquit le système que nous connaissons.
🔹impôt sur les successions.
Si un "impôt sur les successions" existait au temps de la monarchie (catel) celui-ci était fort peu étendu.
C'est au moment de la Révolution, en 1791, que fut mis en place un impôt constant dans ce domaine avec un taux fixe de 1%
La Troisième République réforma cet impôt qui devint progressif en 1901.
Le taux supérieur de 2,5% augmenta avec les besoins financiers posés par la Première Guerre mondiale pour atteindre un pic de 40% en 1920 afin de soutenir les finances de l'État. Ce taux baissa progressivement par la suite.
Après la Seconde guerre mondiale, la Quatrième République réorganisa la fiscalité de la transmission. Un abattement forfaitaire fut mis en place en 1956 pour garantir des minimums d'héritage sur les petits patrimoines.
Une loi de 1959 multiplia ensuite les abattements, et le taux maximal fut alors fixé à 15%. Le général de Gaulle de retour au pouvoir considèrait les droits de succession comme "abusifs".
Il déclara sur le sujet : "c'est le domaine où la démagogie se déploie le plus [...]. L'envie étant, c'est bien connu, le vice national des Français"
Actuellement, le taux maximal d'impôt est de 45% et frappe la part de patrimoine au-delà de 1,8 millions d'euros.
Au-delà des apparences faciles, dans les faits, cet impôt est particulièrement injuste. En effet, les familles les plus aisées ont les moyens d'avoir une vraie stratégie fiscale, impliquant une expatriation, tandis que les classes moyennes, cantonnées au territoire national, subissent de plein fouet l'impôt lors d'une succession.
🔹la taxe sur la valeur ajoutée.
Triste cocorico, la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est une invention française !
Elle fut mise au point, en 1954, par Maurice Lauré, inspecteur des finances, avec le soutien de Pierre Mendès France et fut étendue par Valérie Giscard d'Estaing, alors ministre des Finances, en 1966, à tous les commerçants et artisans.
Très injuste, cet impôt, est payé par tous de la même manière et frappe, bien évidemment, plus durement les citoyens les plus modestes.
La TVA constituera encore, en 2024, l’impôt rapportant le plus de recettes à l'Etat (elle devrait lui permettre de recueillir, au total, un montant net de 100,4 milliards d’euros).
Au moment de terminer l'écriture de ces lignes, je laisse à votre appréciation et à votre jugement la corrélation entre l'imposition et les conflits armées.
Enfin, je porte à votre attention que, après avoir été en guerre contre le terrorisme (sous Hollande), contre le virus du Covid (sous Macron), nous sommes désormais indirectement mais objectivement en guerre avec la Russie en Ukraine.
De quoi, sans doute, avoir un effet sur nos impôts et taxations vous ne pensez pas !?"
Stéphane Poli
#Macron
#MacronNousPrendPourDesCons
#France
Et la France
#impots
#finances
#Economie
#TVA
#Ukraine️
#Russie
#AOQM
https://twitter.com/Stephane_Poli/status/1746321464893038688
Savez-vous depuis combien de temps nous devons payer un impôt sur le revenu, un impôt sur les successions ou bien une TVA ?
Comme un bagnard finit, avec le temps, par habitude, à ne plus prêter attention aux chaînes qui entravent sa liberté, nous ne réflichissons presque jamais aux origines de ces impositions qui semblent exister depuis la nuit des temps.
Ce n'est pas le cas...
🔹impôt sur le revenu.
C'est le 15 juillet 1914 que les dispositions relatives à l'instauration d'un impôt sur le revenu sont promulguées. Elles paraissent au Journal Officiel le 18 juillet 1914.
Le 22 décembre 1914, quelques mois après le déclenchement de la guerre, les chambres siègent à nouveau en session extraordinaire.
Alexandre Ribot demande le report de l’application de la loi mais la baisse des revenus de l’Etat pendant le conflit et les besoins de financement rendent nécessaire en 1916 une première application de l’impôt général sur les revenus de 1915.
La loi du 31 juillet 1917 crée des impôts cédulaires, applicables à partir de l’imposition des revenus de 1917, introduisant ainsi un système d’imposition mixte alliant l’imposition cédulaire à l’imposition générale et progressive.
C'est donc en plein conflit mondial, alors que des millions de français étaient en train de donner leur sang pour la défense de la nation, que nacquit le système que nous connaissons.
🔹impôt sur les successions.
Si un "impôt sur les successions" existait au temps de la monarchie (catel) celui-ci était fort peu étendu.
C'est au moment de la Révolution, en 1791, que fut mis en place un impôt constant dans ce domaine avec un taux fixe de 1%
La Troisième République réforma cet impôt qui devint progressif en 1901.
Le taux supérieur de 2,5% augmenta avec les besoins financiers posés par la Première Guerre mondiale pour atteindre un pic de 40% en 1920 afin de soutenir les finances de l'État. Ce taux baissa progressivement par la suite.
Après la Seconde guerre mondiale, la Quatrième République réorganisa la fiscalité de la transmission. Un abattement forfaitaire fut mis en place en 1956 pour garantir des minimums d'héritage sur les petits patrimoines.
Une loi de 1959 multiplia ensuite les abattements, et le taux maximal fut alors fixé à 15%. Le général de Gaulle de retour au pouvoir considèrait les droits de succession comme "abusifs".
Il déclara sur le sujet : "c'est le domaine où la démagogie se déploie le plus [...]. L'envie étant, c'est bien connu, le vice national des Français"
Actuellement, le taux maximal d'impôt est de 45% et frappe la part de patrimoine au-delà de 1,8 millions d'euros.
Au-delà des apparences faciles, dans les faits, cet impôt est particulièrement injuste. En effet, les familles les plus aisées ont les moyens d'avoir une vraie stratégie fiscale, impliquant une expatriation, tandis que les classes moyennes, cantonnées au territoire national, subissent de plein fouet l'impôt lors d'une succession.
🔹la taxe sur la valeur ajoutée.
Triste cocorico, la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est une invention française !
Elle fut mise au point, en 1954, par Maurice Lauré, inspecteur des finances, avec le soutien de Pierre Mendès France et fut étendue par Valérie Giscard d'Estaing, alors ministre des Finances, en 1966, à tous les commerçants et artisans.
Très injuste, cet impôt, est payé par tous de la même manière et frappe, bien évidemment, plus durement les citoyens les plus modestes.
La TVA constituera encore, en 2024, l’impôt rapportant le plus de recettes à l'Etat (elle devrait lui permettre de recueillir, au total, un montant net de 100,4 milliards d’euros).
Au moment de terminer l'écriture de ces lignes, je laisse à votre appréciation et à votre jugement la corrélation entre l'imposition et les conflits armées.
Enfin, je porte à votre attention que, après avoir été en guerre contre le terrorisme (sous Hollande), contre le virus du Covid (sous Macron), nous sommes désormais indirectement mais objectivement en guerre avec la Russie en Ukraine.
De quoi, sans doute, avoir un effet sur nos impôts et taxations vous ne pensez pas !?"
Stéphane Poli
#Macron
#MacronNousPrendPourDesCons
#France
Et la France
#impots
#finances
#Economie
#TVA
#Ukraine️
#Russie
#AOQM
https://twitter.com/Stephane_Poli/status/1746321464893038688
"L'essentiel est invisible pour les yeux.
Savez-vous depuis combien de temps nous devons payer un impôt sur le revenu, un impôt sur les successions ou bien une TVA ?
Comme un bagnard finit, avec le temps, par habitude, à ne plus prêter attention aux chaînes qui entravent sa liberté, nous ne réflichissons presque jamais aux origines de ces impositions qui semblent exister depuis la nuit des temps.
Ce n'est pas le cas...
🔹impôt sur le revenu.
C'est le 15 juillet 1914 que les dispositions relatives à l'instauration d'un impôt sur le revenu sont promulguées. Elles paraissent au Journal Officiel le 18 juillet 1914.
Le 22 décembre 1914, quelques mois après le déclenchement de la guerre, les chambres siègent à nouveau en session extraordinaire.
Alexandre Ribot demande le report de l’application de la loi mais la baisse des revenus de l’Etat pendant le conflit et les besoins de financement rendent nécessaire en 1916 une première application de l’impôt général sur les revenus de 1915.
La loi du 31 juillet 1917 crée des impôts cédulaires, applicables à partir de l’imposition des revenus de 1917, introduisant ainsi un système d’imposition mixte alliant l’imposition cédulaire à l’imposition générale et progressive.
C'est donc en plein conflit mondial, alors que des millions de français étaient en train de donner leur sang pour la défense de la nation, que nacquit le système que nous connaissons.
🔹impôt sur les successions.
Si un "impôt sur les successions" existait au temps de la monarchie (catel) celui-ci était fort peu étendu.
C'est au moment de la Révolution, en 1791, que fut mis en place un impôt constant dans ce domaine avec un taux fixe de 1%
La Troisième République réforma cet impôt qui devint progressif en 1901.
Le taux supérieur de 2,5% augmenta avec les besoins financiers posés par la Première Guerre mondiale pour atteindre un pic de 40% en 1920 afin de soutenir les finances de l'État. Ce taux baissa progressivement par la suite.
Après la Seconde guerre mondiale, la Quatrième République réorganisa la fiscalité de la transmission. Un abattement forfaitaire fut mis en place en 1956 pour garantir des minimums d'héritage sur les petits patrimoines.
Une loi de 1959 multiplia ensuite les abattements, et le taux maximal fut alors fixé à 15%. Le général de Gaulle de retour au pouvoir considèrait les droits de succession comme "abusifs".
Il déclara sur le sujet : "c'est le domaine où la démagogie se déploie le plus [...]. L'envie étant, c'est bien connu, le vice national des Français"
Actuellement, le taux maximal d'impôt est de 45% et frappe la part de patrimoine au-delà de 1,8 millions d'euros.
Au-delà des apparences faciles, dans les faits, cet impôt est particulièrement injuste. En effet, les familles les plus aisées ont les moyens d'avoir une vraie stratégie fiscale, impliquant une expatriation, tandis que les classes moyennes, cantonnées au territoire national, subissent de plein fouet l'impôt lors d'une succession.
🔹la taxe sur la valeur ajoutée.
Triste cocorico, la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est une invention française !
Elle fut mise au point, en 1954, par Maurice Lauré, inspecteur des finances, avec le soutien de Pierre Mendès France et fut étendue par Valérie Giscard d'Estaing, alors ministre des Finances, en 1966, à tous les commerçants et artisans.
Très injuste, cet impôt, est payé par tous de la même manière et frappe, bien évidemment, plus durement les citoyens les plus modestes.
La TVA constituera encore, en 2024, l’impôt rapportant le plus de recettes à l'Etat (elle devrait lui permettre de recueillir, au total, un montant net de 100,4 milliards d’euros).
Au moment de terminer l'écriture de ces lignes, je laisse à votre appréciation et à votre jugement la corrélation entre l'imposition et les conflits armées.
Enfin, je porte à votre attention que, après avoir été en guerre contre le terrorisme (sous Hollande), contre le virus du Covid (sous Macron), nous sommes désormais indirectement mais objectivement en guerre avec la Russie en Ukraine.
De quoi, sans doute, avoir un effet sur nos impôts et taxations vous ne pensez pas !?"
Stéphane Poli
#Macron
#MacronNousPrendPourDesCons
#France
Et la France
#impots
#finances
#Economie
#TVA
#Ukraine️
#Russie
#AOQM
https://twitter.com/Stephane_Poli/status/1746321464893038688
0 Commentaires
0 Partages
6K Vues
0 Notes